Six mois. En famille. Au Japon.
Déjà fin octobre.
La date de leur départ n'est pas vraiment fixée, vers le quinze janvier espère Masao.
Peut-être que Akane fêtera ses trente et un ans là-bas.
Il faut dès maintenant chercher un appartement.
Le laboratoire où travaillera Masao est à Yokosuka, un port miliaire ; ça ne les changera pas de de Kiel où ils résident actuellement.
Akane n'y connait rien en culture japonaise, en transport en commun, à Tokyo et ses environs.
Internet simplifie la tâche, la recherche, la prise de repères.
En quelques heures elle se familiarise avec les lieux et trouve la ligne de train à proximité de laquelle il faut résider (JR Keikyū Main Line 京急本線), la ville où habiter (Yokohama), les sites en anglais d'agences immobilières proposant des logements meublés.
Mission difficile
Son fil rouge, c'est le JR Keikyū.
Son objectif, trouver un appartement qui soit près d'une station de cette ligne, avec un temps de trajet de 20 minutes maximum et qui ne soit pas hors de prix.
Mais Tokyo est la ville aux loyers les plus chères au monde (compter presque 3000 euros / mois pour un 80m2 non meublé) et le budget "logement" de cette mission, demandé initialement par un célibataire en guest-house (genre de cité U améliorée) ne dépasse pas 8000 euros pour les six mois.
Après quatre heures de recherche, deux appartements meublés (internet compris) sont retenus par Akane :
- Station Kamiōoka - 13 minutes de train - 41m2 - 1 chambre - 11000 euros les 6 mois
- Station Minami-Ōta - 26 minutes de train - 50m2 - 2 chambres -15000 euros les 6 mois
Il faudra apprendre à vivre dans un espace réduit...
Masao refusera le plus grand, le temps de trajet est trop long.
Il doit maintenant voir les instances concernées pour l'extension de budget et les formalités administratives.